Histoire

olives de différentes couleursSainte-Maxime fut d’abord un comptoir grec avant de devenir une petite agglomération romaine. En raison de sa situation exceptionnelle (en plein midi et à proximité de la chaîne des Maures), les Phocéens y installèrent un comptoir "Calidianisi", qui recevait le vin, l’huile, les olives, ainsi que divers minerais.

Avec la décadence romaine, la prospérité de "Calidianisi" resta cantonnée à son rayon régional. Au VIIe siècle, le Golfe de Saint-Tropez (Sinus Sambracitanus) fut occupé par les Sarrazins. Vaincus par Guillaume de Provence, ils quittèrent le pays en 972. Pour se soustraire aux invasions, les habitants des villages s'étaient retranchés aux sommets des collines (Gassin - Ramatuelle - Cogolin - Grimaud). Les habitants de "Calidianisi" abandonnèrent ainsi la côte pour bâtir le village fortifié du Vieux-Revest, perché à près de 500 mètres d'altitude (le Vieux-Revest fut détruit en 1395 par des brigands ; il ne reste plus que les traces de ses remparts et une chapelle).

Après le départ des Sarrazins, la ville de Sainte-Maxime fut encore la victime de pilleurs pendant plusieurs siècles. Seul vestige de cette époque, la Tour Seigneuriale (aujourd’hui Tour Carrée) qui fut érigée par les moines de Lérins. Elle était destinée aux auditions de justice et abritait aussi des canons dont le feu se croisait avec ceux de la Tour du Portalet de Saint-Tropez, afin d’assurer la protection des eaux du Golfe.

La paix revenue, des pêcheurs vinrent s'établir en bordure de mer. C'est sans doute à ce moment là, vers l'an 1000, que Sainte-Maxime fut fondée. Mais c'est seulement au XVIIIe siècle que le petit port de Sainte-Maxime retrouva son activité commerciale, grâce à une flotte de voiliers qui transportait vers Marseille et l'Italie, le bois, le liège, l'huile et le vin.

A la fin du XIXe siècle, la croissance de la ville se poursuivit, portée par les peintres, poètes et écrivains qui s’y installèrent, conquis par la douceur de son climat et la beauté de son site. L’économie de Sainte-Maxime se focalisa alors sur le tourisme et les activités traditionnelles liées à la pêche ou à l’agriculture déclinèrent.

Faits marquants de l’histoire contemporaine

La seconde Guerre mondiale

Désensablement du Char Sherman

Le 15 août 1944, les plages de la Nartelle, de la Croisette et des Eléphants comptent parmi les sites qui accueillirent le Débarquement des Alliés en Provence. En 2009, le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, organisa une cérémonie sur la plage de la Nartelle, pour commémorer cet événement (consulter le diaporama de la cérémonie).

Témoin de ce Débarquement, un char Sherman de l’armée américaine était resté prisonnier du sable de la plage de la Nartelle. Sa structure métallique émergeait périodiquement, après de violents coups de mer.

Le 23 octobre 2013, en présence des membres du Conseil municipal, du Comité de pilotage et des associations patriotiques, le char sherman a retrouvé son histoire et sa place.
Installé à proximité de la plage de la Nartelle (près du rond point du Débarquement), il se veut l'empreinte d'un passé qu'on ne peut oublier, le témoin d'une histoire qui se doit d'être sans cesse racontée, le symbole d'une liberté chèrement gagnée.

Char Sherman

 

Le chemin de fer

Sainte-Maxime profite de son petit port et des produits locaux dont elle tire subsistance. Mais de son isolement, elle s’asphyxie.

C’est le 17 février 1878 qu’il est question pour la première fois, lors des délibérations du Conseil municipal, de la création d’un chemin de fer reliant Hyères à Fréjus, en passant par le Golfe de Saint-Tropez et permettant ainsi de redonner vie et éclat au village.

Fin XIXe, les travaux sont confiés aux Chemins de fer de Provence. En 1905 la ligne Toulon-Hyères est ouverte et la commune desservie jusqu’en 1932 où les inondations dévastatrices n’épargneront pas le pont métallique du chemin de fer qui sera également emporté. Isolée de nouveau, la ville lance au plus vite des travaux afin de permettre à nouveau le passage du train.
Sainte-Maxime sera desservie jusqu’en 1949.

Ancienne gare 1965

 

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